La FENACCI et l'ACI veulent sortir les Ivoiriens de l'étreinte de la cherté de la vie.

Cherté de la vie : La FENACCI et l'ACI en collaboration pour une solution viable

  • DJE ABEL
  • 17-08-2021 à 11:16
Les Ivoiriens, dans leur ensemble, sont te plus en plus étouffés par l'inflation galopante en Côte d'Ivoire, désignée sous le vocable de la cherté de la vie. La FENACCI et l'ACI ont entrepris de collaborer ensemble sur cette question, afin de sortir les I

La Fédération Nationale des Acteurs du Commerce de Côte-d’Ivoire (FENACCI) et l'Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI) ont décidé d'une collaboration, en vue de trouver une solution à la cherté de la vie que subit l'ensemble des Ivoiriens. Une rencontre entre ces deux membres de la société s'est tenue le lundi 16 août 2021 à la mairie d'Adjamé. Ainsi, un partenariat a été admis entre les deux parties, notamment dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie. La FENACCI a saisi l'occasion pour inviter ACI à intégrer le Comité contre la vie chère mise en place récemment et à prendre part à son congrès, prévu pour se tenir le samedi 21 août 2021 à l'auditorium du Ministère des Affaires Etrangères au Plateau."A travers ce partenariat, la lutte contre la cherté de la vie chère se mènera sur la base des problèmes des consommateurs, mais aussi ceux des commerçants qui sont soumis à plusieurs contraintes indépendantes de leur volonté", a indiqué la présidente de l'ACI, Pulchérie Édith. Cette rencontre, dit-elle, fait suite à l'annonce visant à entreprendre des démarches pour trouver des solutions à ce problème de cherté de la vie en Côte d'Ivoire. "Nous sommes vraiment honorés et tenons à affirmer que nous sommes dans une logique constructive. Nous espérons qu'avec la proposition qu'ils nous ont faites d'intégrer leur commission, nous pourrons arriver à des résultats qui soient pour le bien de tous les Ivoiriens", a déclaré Pulchérie Gbalet.Selon elle, "quand un problème est très important et délicat comme celui-là, on ne va pas tout de suite à des actions de terrain, à des marches, à des grèves sans avoir eu des rencontres avec tous les acteurs importants, dont les activités et avis sont déterminants pour arriver à des solutions". Cette rencontre, soutient-elle, vise donc à comprendre les problèmes des commerçants, qui ont réellement des problèmes avec le transport et les taxes."C'est vrai, comme on le dit, les commerçants sont taxés à tort ou à raison comme étant les responsables de la cherté. C'est pour ces raisons que nous avons créé une commission chargée de la lutte contre la vie chère", a signifié le président de la FENACCI, l'honorable Soumahoro Farikou, Député-Maire d'Adjamé, avant de poursuivre : "Nous avons demandé à la présidente de l'ACI et à son équipe d'intégrer notre commission pour qu'ensemble nous puissions travailler afin de trouver des solutions et faire des propositions".Selon lui, cette commission est à pied d'œuvre avec tous les grands acteurs de chaque filière, pour trouver des solutions. Dans un premier temps, il s'agira, dit-il, de recenser au niveau de chaque filière, les préoccupations et tous les problèmes liés à ces filières qui font que les prix augmentent, parce qu'un commerçant après tout n'est pas un philanthrope. "Il fait le commerce pour des bénéfices. À ce niveau, je pense que les commerçants ont beaucoup de difficultés. Dans la mesure où les commerçants de Côte d'Ivoire n'ont pas de statut et cela depuis 1960, date de l'indépendance de la Côte d’Ivoire", déplore le président de la FENACCI.C'est par le truchement de la FENACCI, dit-il, que la carte professionnelle des commerçants aexistée. "Et partant de cette carte, les commerçants auront un statut. On saura donc qui est commerçant et qui ne l'est pas. Et  cela permettra à l'État aussi d'avoir une base de données parce qu'aujourd'hui, personne ne peut vous dire exactement le nombre de commerçants exerçant dans notre pays", a martelé le maire d'Adjamé, la commune la plus commerçante du pays.Djè Abel