Mabri Toikeuse parle d'un règlement de compte qui n'a pas sa place dans la politique de réconciliation actuelle de la Côte d’Ivoire.

Bureau de l'Assemblée nationale ivoirienne : L'UDPCI revendique sa légitimité et son droit à sièger

  • DJE ABEL
  • 15-04-2021 à 14:21
L'UDPCI a été écarté de la composition du bureau de l'Assemblée nationale ivoirienne, encore une fois, au mépris de la norme Constitutionnelle.

"L'opposition parlementaire dispose de droits lui garantissant une représentativité adéquate et effective dans toutes les instances du parlement". Ce droit de l'Opposition, prescrit par la Constitution ivoirienne de Novembre 2016 en son article100, a semble-t-il, été bafoué, selon le président de l'UDPCI, Albert Mabri Toikeuse, le 14 avril 2021 à l'hémicycle.

Il précise par ailleurs qu'au regard du règlement de l'Assemblée Nationale, dans son article 6 alinéa 2 traitant du Bureau définitif. Il en ressort  l'impératif que ledit Bureau doit être le reflet de la configuration politique de l'Assemblée Nationale. L'Assemblée Nationale ivoirienne actuelle, qui se compose de quatre groupes parlementaires RHDP (153), PDCI-RDA (65), EDS (17) UDPCI (9), devrait normalement avoir un représentant UDPCI au sein de son Bureau. Ce qui n'est pas le cas. "Pour le responsable de l'UDPCI, au moment où le bon sens voudrait que le Bureau présenté soit à l'image de cette configuration politique conformément aux exigences de la Loi fondamentale ainsi qu'au propre règlement de l'institution législative, l'on nous présente au mépris des lois que nous nous sommes fixées plutôt un Bureau de 27 membres où ne figure pas un seul représentant de l'UDPCI", fulmine-t-il.

Ainsi, l'UDPCI qui a "lutté pour l'instauration des valeurs démocratiques, l'état de Droit et toujours plus de justice", revendique sa légitimité et son droit à siéger dans leBureau parlementaire. Le parti de Mabri Toikeuse a été soutenu par toute l'Opposition à l'hémicycle, au moment du vote. Mais le RHDP, le parti au pouvoir qui a la majorité à l'hémicycle, s'est opposé au mépris de la norme constitutionnelle. 

Le responsable de l'UDPCI qui appelle à la mobilisation, cette manière maladroite de faire la politique, affirme le responsable, ne fait que renforcer leur détermination à aller jusqu'au bout du combat pour l'instauration d'une véritable démocratie en Côte d'Ivoire, un pays devenu méconnaissable.

Djè Abel