La Société civile ivoirienne milite pour une paix durable.

3ème édition des Journées de consensus national (JCN) : La Société civile ivoirienne pose la problématique d’une paix durable

  • DJE ABEL
  • 15-10-2021 à 13:52
La Société civile ivoirienne appelle à un une paix durable.

« De nombreux sujets sociopolitiques continuent d'être l'objet de débats passionnés. Notamment la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), le découpage administratif, le code électoral et l'environnement  juridique des élections,  la remise en cause de l'autorité de l'Etat  par des actes de sécession,  les attaques perpétrées du Nord du pays,  les conflits intercommunautaires, le phénomène des enfants en conflit avec la loi, les procès à  relents politiques». C’est en ces termes que le coordonnateur de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), Mahamadou Kouma, a listé les problèmes à résoudre pour l'avènement d'une paix durable en Côte d'Ivoire.  C'était le mardi 12 octobre dernier à l'ouverture de la 3ème édition  des Journées de consensus national (JCN) qui s'est tenue au Palais de la Culture de Treichville, sur le thème : «Quelle approche inclusive pour la réconciliation nationale vraie en Côte d'Ivoire ?». Selon lui, la détention d'activités de la société civile ou de leaders politiques,  la cherté de la vie, le rationnement de l'électricité,  l'accès aux soins de santé,  l'éducation,  la corruption,  ainsi que le phénomène des réseaux sociaux qui violent  régulièrement les libertés publiques, sont autant de maux qui impactent négativement la cohésion sociale. La situation sociopolitique préoccupante de la Côte d'Ivoire, dit-il, est la raison de la tenue de ces Journées  de consensus national. «L’organisation de cette 3ème édition des JCN dont  l'objectif général est de contribuer à la création d'un environnement sociopolitique favorable à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale permettra de tirer les leçons des différentes initiatives en vue de faire de la Côte d'Ivoire une terre de consensus», a-t-il indiqué. La conseillère du Président de la République, Mme Aimée Zébéyoux, a laissé entendre que tous ces facteurs constituent de sérieuses incertitudes sur la cohésion sociale,  la paix et la stabilité du pays. «Cette situation nécessite d'entreprendre de sérieuses consultations nationales pour ramener la confiance entre les populations», a-t-elle souligné. L’initiative de la société civile été  encouragée par les représentants de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie  au cours de leurs allocutions. Ces journées de réflexion vont prendre fin  le vendredi 22 octobre 2021.DJE ABEL