Le chef d’Anono et l’Iman d’Abobo appelle à la réconciliation nationale.

Réconciliation et cohésion sociale: Le Chef d'Anono et l'Imam d’Abobo parlent aux politiciens

  • DJE ABEL
  • 21-07-2021 à 16:53
La fête de la Tabaski a été l'occasion d'appeler à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

A l’occasion de la Tabaski (l'Aid El-Kebir), le chef du village d'Anono, Djorogo Nangui Séverin, était l’invité de l'Imam Ouattara Brahima de la mosquée Adja Maria, situé dans le quartier d’Abobo Derrière-Rails, le mardi 20 juillet 2021. Cette invitation de la communauté musulmane d’Abobo qui s’inscrivait dans le cadre de la cohésion sociale, a servi de prétexte pour le chef du village d'Anono pour lancer un appel à la cohésion sociale et la réconciliation.«L’Imam Ouattara Brahima m'a invité. Il a souhaité que je vienne participer à cette grande prière. C’est un sentiment de joie et je dis merci à Dieu. On a prié pour que Dieu lui-même ait sa main sur toute la nation et qu'il touche les cœurs des filles et des fils, pour que règne un sentiment de joie et de paix dans ce pays. On a prié pour le chef de l'État, Alassane Ouattara, pour que lui-même en tant que père de la nation, puisse appeler tous ses enfants pour parler de la cohésion sociale. Moi je suis Chef du village d'Anono, je suis venu fêter avec mes frères musulmans. C’est un grand signe», a laissé entendre Djorogo Séverin. Le chef du village d’Anono a émis le vœu que les trois grands se parlent pour une réconciliation vraie. «Je les inviterai bientôt à la table de dialogue», a-t-il déclaré. Dans son sermon, l'Imam de la mosquée Adja Maria, Ouattara Brahima, a invité ses fidèles au pardon et à la réconciliation. Selon lui, sans le pardon et la réconciliation, le pays ne peut pas aller de l'avant. «Ce qui s'est passé hier est passé. Regardons ce qui est devant», a affirmé l'Imam. DJE ABEL