Journalistes et membres du comité d'organisation de l'atelier de sensibilisation codex alimentarius à Jacqueville

Cinq jours pour redynamiser les activités du codex alimentaires en Côte d’Ivoire, les médias ouvrent l’atelier de sensibilisation à Jacqueville

  • SYNERGIE NIEPA
  • 19-05-2021 à 12:04

Plusieurs autres acteurs emboiteront le pas aux journalistes qui ont ouvert la semaine de sensibilisation. Selon le chronogramme communiqué par le comité d’organisation, suivront au fur  des jours les acteurs de la communauté scientifique, ceux du secteur privé,  les acteurs et à la clôture  le vendredi 21 Lai 2021, des entités de  la société civile.

Une  série d’allocutions déroulées à l’ouverture  a vu les interventions d’experts. Dr Adjoumani Koffi , représentant le ministre de l’agriculture  et du développement rural (Minader), Professuer Ardjouma Dembele, Président du Comité  national du codex alimentarius (CNCA-CI),  Dr N’Dri représentant de l’organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans son allocution  Dr Adjoumani Koffi, Directeur général des productions et de la sécurité alimentaire, représentant le ministre de tutelle, a expliqué les raisons et avantages  qui ont conduit  la Côte d’Ivoire à un  projet  de Codex national. Raisons parmi lesquelles figurent les potentialités  agricole, agro-industrielle et commerciale du pays.  Avant d’ouvrir l’atelier hebdomadaire, il a évoqué  le choix  de la filière fruits et légumes,  qui bénéficie d’une  transcription de normes codex en normes nationales afin de renforcer la compétitivité dans ladite filière. «Tout en souhaitant des fructueux travaux à tous, au nom du Ministre de l’Agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, je déclare ouverts les ateliers de sensibilisation des parties prenantes au comité national du codex alimentarius», a-il déclaré.

Sur un ton d’optimiste, Pr  Ardjouma Dembele, Président du Comité  national du codex alimentarius, a exhorté les journalistes bénéficiaires à véhiculer les connaissances sur le codex auprès des populations. «Chers amis de la presse, merci d’avoir répondu nombreux, soyez les bienvenus à cette séance d’ouverture et de sensibilisation. On entend parfois  et même plusieurs fois parler de codex. Mais qu’est-ce que c’est que le codex alimentarius ?  Nous comptons sur vous pour apporter cette connaissance à la population. Nous espérons une semaine fructueuse…», a-t-il lancé.

 Par une méthodologie participative, les journalistes ont bénéficié d’enseignements facilitées par les experts. Leurs communications  orientées sur ‘’l’importance et les enjeux du codex alimentaires’’ et ‘’l’Etat des lieux des membres du codex national’’.

Anon Bertin, point focal codex Côte d’Ivoire, a rappelé les objectifs et résultats attendus de l’atelier. Présentant ensuite l’état des lieux avec les différents organes de fonctionnement ainsi que les différents comités techniques et leurs attributions. «Le premier comité est celui en charge des principes généraux. C’est comme un organe juridique. Il intègre les textes du codex et donne les moyens pour le fonctionnement. Ce comité étudie en outre  les questions de procédure et les problèmes généraux que lui soumet la Commission du Codex. Il examine et approuve les dispositions, textes de procédure transmis par les autres organes subsidiaires en vue de leur incorporation dans le Manuel de procédure de la Commission du Codex (…). Le deuxième, celui des résidus de pesticides. Il a un rôle essentiel.  Il établit les limites maximales pour les résidus de pesticides dans des denrées alimentaires et dans  certains aliments pour animaux faisant l'objet d'un commerce international, lorsque la protection de la santé humaine le justifie.», a-t-il précisé.

 Les  échanges avec les facilitateurs ont porté sur bon nombres de préoccupations. Notamment, les questions de l’autonomie du comité national de codex vis-à-vis des autorités étatiques, le rôle joué par les agents de codex dans la traçabilité des produits lors des import et export, la place de la Côte d’Ivoire dans les instances de la commission codex alimentarius.

La première journée a été sanctionnée par plusieurs recommandations. Les journalistes ont proposé entre autres, un partenariat avec les patrons de presse, mise en place d’une plateforme média pour assurer la veille médiatique des activités codex alimentarius, instauration d’une journée nationale de codex alimentarius célébrée chaque année, réalisation d’un film institutionnel pour promouvoir les activités du codex, un Prix Codex Alimentarius des meilleures productions journalistiques.

 SYNERGIE NIEPA